CE QUE J'EN PENSE

Danielle Drouin

Les controverses du gouvernement Couillard

(VOIR LA SUITE EN BAS DE CET ARTICLE)

11 controverses du gouvernement Couillard

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Patrick Bellerose

QUÉBEC – Le gouvernement Couillard est au pouvoir depuis moins d’un an et déjà il a cumulé quelques controverses.Certaines sont passées à l’histoire («Il n’y a pas un enfant qui va mourir de ça»), d’autres ont vécu le temps de quelques bulletins de nouvelles.

Petit retour sur les cafouillages d’un jeune gouvernement.

L’affaire Bolduc

Alors qu’il était député de l’opposition, le docteur Yves Bolduc a reçu une prime de 215 000$ pour prendre en charge des patients pendant une période minimale de douze mois. Avec la défaite du gouvernement Marois, et son retour à un poste de ministre, Yves Bolduc a dû abandonner une partie de ses patients avant la fin du contrat. La prime, créée lors de son passage comme ministre de la Santé, visait à inciter les médecins à prendre en charge des patients sur une liste d’attente pour une période minimale de douze mois. De nombreux critiques ont souligné que le docteur Bolduc n’aurait pas dû prendre en charge ces patients, sachant que le gouvernement minoritaire de Pauline Marois pouvait tomber à tout moment. D’autres ont également sourcillé en apprenant qu’Yves Bolduc conciliait un travail de député et les responsabilités de médecin. Après deux semaines de controverse, le ministre Bolduc a accepté de rembourser la moitié des sommes perçues en trop, tel que réclamé par la RAMQ, en plus d’offrir l’autre moitié à des organismes de charité.

L’affaire Lisée

L’opposition y a vu une tentative de diversion pour faire oublier l’affaire Bolduc. La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, a soulevé des doutes sur le nombre de passages en France de son prédécesseur, Jean-François Lisée. Ce dernier a prolongé des missions ministérielles dans l’Hexagone pour passer du temps avec sa conjointe et ses enfants. Christine St-Pierre s’est alors interrogée publiquement, et sans preuves, sur les coûts engendrés par les contribuables. Vexé, Jean-François Lisée a rétorqué qu’il a payé tous les frais supplémentaires. Le député de Rosemont a alors enjoint à la ministre de s’excuser publiquement, faute de quoi il intenterait une poursuite en diffamation. Christine St-Pierre s’est exécutée le lendemain, mettant un terme à la controverse.

L’affaire Bolduc, prise 2

Après avoir plongé son gouvernement dans l’embarras avec l’histoire des primes pour son travail de médecin, le ministre de l’Éducation Yves Bolduc a fait parler de lui pour une déclaration malheureuse. Alors que les commissions scolaires sont confrontées à d’importantes compressions budgétaires, Yves Bolduc a affirmé qu’il ne voyait pas de problèmes à ce qu’elles achètent moins de livres. « Il n’y a pas un enfant qui va mourir de ça et qui va s’empêcher de lire, parce qu’il existe déjà des livres [dans les bibliothèques] », a-t-il déclaré au journal Le Devoir. Quelques jours plus tard, le ministre a dû s’excuser devant le tollé soulevé dans le monde de l’édition et dans la population. « Je tiens à le dire, je suis très malheureux de la déclaration que j’ai faite. Ça a été une déclaration très malhabile », a-t-il dit.

Heurtel blâme les fonctionnaires

Le ministre de l’Environnement a refusé de prendre la responsabilité pour un certificat d’autorisation émis à TransCanada pour son projet de port pétrolier à Cacouna sans avoir obtenu d’avis scientifique. David Heurtel a plutôt rejeté la faute sur les fonctionnaires, qui auraient autorisé le projet. Seulement, dans un système parlementaire, le ministre est responsable des actions de son ministère. Depuis, le ministre Heurtel prend rarement la parole et répond encore plus rarement aux questions des journalistes.

Gaétan Barrette insulte Claude Castonguay, la CAQ et les jeunes médecins

Le ministre de la Santé n’a pas la langue dans sa poche et il l’a prouvé dans le cadre de l’affaire Bolduc. Gaétan Barrette a qualifié de «foutaises» les propos de son prédécesseur Claude Castonguay, qui avait demandé la démission d’Yves Bolduc, en plus d’établir un lien entre les agissements de ce dernier et la commission Charbonneau. Le ministre Barrette a accolé le même terme aux propos du chef de la CAQ François Legault et son leader Éric Caire. Les jeunes médecins ne furent pas en reste: «La charge de travail qu’Yves Bolduc avait, ça peut être un équivalent à temps plein pour un jeune de 28 ans, mais pour quelqu’un de cette génération, c’est l’équivalent d’un temps partiel».

L’évasion d’Orsainville

L’évasion de trois détenus du Centre de détention d’Orsainville a entraîné la ministre de la Sécurité publique dans la première controverse majeure du gouvernement Couillard. Alors que l’évasion est survenue un samedi, la ministre Lise Thériault a donné son premier point de presse le lundi matin. Par la suite, la ministre a fourni de nombreuses informations qui se sont avérées fausses. Lise Thériault a notamment affirmé que le juge Louis Dionne avait ordonné l’abaissement de la cote de sécurité des détenus. Or, la cote de sécurité avait été abaissée uniquement pour les jours d’audience du tribunal, alors que l’évasion est survenue un samedi. Lise Thériault a ajouté à la controverse en ajoutant qu’un membre de son entourage lui a menti. Une enquête administrative est présentement en cours.

Le doigt d’honneur de Julie Boulet

La députée de Laviolette, et ex-ministre, Julie Boulet a connu un retour en chambre mouvementé après son passage à la commission Charbonneau. Son témoignage avait été marqué par de nombreux trous de mémoire, notamment au sujet de l’objectif de financement de 100 000$ pour chacun des ministres. Alors qu’un député péquiste posait une question sur son passage devant la commission, Julie Boulet a fait un doigt d’honneur en direction des banquettes des d’honneur en direction des banquettes des députés péquistes. Julie Boulet s’est rapidement excusée à la sortie du Salon bleu. Elle a expliqué que la question lui semblait «tendancieuse».

Moratoire dans les CPE

Peu après son entrée en fonction, la ministre de la Famille Francine Charbonneau a décrété un gel dans l’attribution de nouvelles places en garderies subventionnées. La nouvelle a inquiété de nombreux parents qui s’étaient vus promettre une place pour leurs petits, de même que des propriétaires sur le point d’ouvrir leur établissement. La grogne a finalement fait reculer la ministre, qui levé le moratoire pour les places déjà prévues dans l’année en cours.

La volte-face de Kathleen Weil

La ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion s’est mise dans l’embarras en affirmant qu’elle n’aurait aucune objection à travailler avec un intégriste religieux, si celui-ci ne représente pas un danger. Mais, oups, la ministre Weil a fait marche arrière à peine quelques heures plus tard, changeant son discours du tout au tout. «Ce serait impossible que quelqu’un comme ça se retrouve dans mon cabinet, vraiment impossible», a-t-elle finalement tranché.

Les fouilles à nu respectueuses

C’est une troisième prise contre le ministre Bolduc. Dans les couloirs du parlement, plusieurs estiment que le ministre de l’Éducation sera remplacé lors d’un remaniement ministériel, probablement en juin. Après sa prime comme médecin et son commentaire sur les livres dans les bibliothèques scolaires, Yves Bolduc a glissé sur le dossier des fouilles à nu. Le ministre a affirmé que les fouilles à nu sur des élèves du secondaire étaient permises, en étant que cela soit fait de manière «très respectueuse». Si le ministre avait peut-être raison sur l’aspect légal (le débat se poursuit à ce sujet), sa réaction a choqué la population. Deux jours plus tard, le premier ministre désavouait son ministre en affirmant en chambre qu’il n’y aurait plus de fouilles à nu dans les écoles, à moins de cas extrême.

Les ministres muselés

Peu après la déclaration d’Yves Bolduc sur les fouilles à nu, les ministres ont reçu la consigne de ne plus s’adresser aux médias avant le caucus matinal. Ils pourront désormais parler aux journalistes une fois qu’ils auront été «briefés» sur leurs dossiers. Plusieurs groupes ont dénoncé la manoeuvre, certains y voyant même une «Harperisation» du contrôle de l’information au gouvernement Couillard.

* * *

Je ne suis pas d’accord avec le qualificatif  de « jeune gouvernement » attribué par l’auteur Patrick Bellerose. Ce gouvernement est sensiblement le même que celui de Jean Charest qui a gouverné 10 ans sur 11 1/2 ans.

* * *

Alors, je prends la relève… voici la SUITE des controverses du PLQ. J’en ajouterai au fur et à mesure…

 

Couillard se ridiculise en Chine (octobre 2014)

Il demande au plus grand producteur de porc au monde de faciliter les importations de viande de porc du Québec. Le gouverneur du Shandong, par politesse, lui répond que  cette décision relevait du gouvernement central. Mais Couillard en remet en laissant entendre que le gouverneur du Shandong ne pouvait pas être au courant de tous les détails d’acheminement. Aussi bien le traiter d’incompétent. Honte!

Leitao déclare que la promesse de 250,000 emplois n’était qu’une cible (novembre)
 

Talonné par les partis de l’opposition sur la promesse électorale de créer 250,000, le ministre des Finances Leitao se défend en annonçant qu’il ne s’agissait pas d’une promesse mais bien d’une cible! Couillard contredit son ministre des Finances le lendemain en réitérant son engagement formel de créer 250,000 emplois.

  

Pierre Moreau est près de l’abus de pouvoir (décembre)

Il menace de couper les vivres à Laval et Longueuil si elles n’absorbent pas sans hausse de taxe la pelletée de compressions que Québec vient de leur envoyer. Il accuse les maires Caroline Saint-Hilaire et Marc Demers de ne pas absorber les transferts uniquement parce qu’ils sont souverainistes.


Couillard et son voyage en France (février 2015)

Avant son départ avec sa cour de 6 ministres, il commet un impair diplomatique en déclarant aux médias que non, ce n’est pas une grosse dépense en période de rigueur (austérité pour nous) puisque ça se fera aux frais de la France. Il n’en fallait pas plus pour que Le Figaro publie un article intitulé: Québec: Voyage royal aux frais des Français.

http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2015/02/26/10001-20150226ARTFIG00392-quebec-voyage-royal-aux-frais-des-francais.php

 

Démission du ministre Bolduc (février 2015)

Les bourdes se multipliant, Yves Bolduc se voit dans l’obligation de démissionner, empochant une prime de transition de $150,000. Il sera remplacé par le ministre François Blais peu après.

 

Couillard et son discours en anglais en Islande (mars)

Il a fait un discours uniquement en anglais lors de son passage à la conférence Artic Circle. Lorsqu’un journaliste lui a demandé si, comme leader de la francophonie, il ne devrait pas en faire davantage pour faire rayonner la langue française comme langue internationale, il a répondu, irrité,  «Le monde entier sait que le Québec est francophone».

Le député Marc Tanguay et sa pub (mars)

Malgré les critiques et dénonciations, il refuse de retirer une publicité sur le site d’un centre communautaire islamique prônant la violence à l’égard des femmes. Pendant qu’il est en France, Philippe Couillard doit le ramener à l’ordre en le sommant de retirer cette publicité.


 
Le mépris de Jacques Daoust (mars)

Les «rois du village» dans les régions n’auront plus l’assistance du gouvernement, annonce le ministre. «Ça fait surtout mal à l’ego en région, parce que quand vous êtes le roi du village et que vous devez faire faillite, c’est difficile ». Ça lui a pris trois jours avant de s’excuser.

La taxe de Poëti (mars)

Le ministre responsable de la région de Montréal annonce son intention de créer une nouvelle taxe pour les citoyens qui habitent à proximité des services de transport collectif existants et à venir.  Devant le tollé causé par ses propos, il fait volte-face et le lendemain Philippe Couillard déclare que le gouvernement n’a aucune intention d’accorder de façon unilatérale de nouveaux pouvoirs de taxation à Montréal. Mais il ne ferme pas la porte: «Si la ville de Montréal veut le réclamer, c’est à elle de le faire et ce sera négocié».

 


Propos sexistes du ministre Poëti (mars)

Alors qu’il s’adresse aux convives d’un souper gastronomique en Gaspésie, parlant d’un éventuel voyage des membres à Montréal il déclare: « leurs conjointes sont les bienvenues. On a beaucoup de centres d’achats à Montréal». C’était supposé être une blague mais les femmes d’affaires ne l’ont pas trouvée drôle. Le PM a qualifié les propos de son ministre de “regrettables”.

 

Gaétan Barrette et son ingérence au CHUM (mars)

Démissions en bloc au C.A. du CHUM, à commencer par Jacques Turgeon, suite aux accusations d’ingérence et d’abus de pouvoir du ministre de la Santé. Le PQ et la CAQ exigent sa démission. De France, P. Couillard réitère sa confiance en son ministre.

 

Jean-Marc Fournier et le jurisconsulte (mars)

Il a eu la mauvaise idée de demander un avis au jurisconsulte Claude Bisson sur les supposés conflits d’intérêts de PKP.  Après que Me Bisson eut déclaré que la solution envisagée par PKP pour éviter de se placer en conflit d’intérêts le placerait en violation du code d’éthique de l’Assemblée nationale, PKP  a rétorqué que c’était plutôt le jurisconsulte qui était en situation de conflit d’intérêts, car il n’avait pas divulgué que son fils, Alain, a été congédié du Journal de Montréal lors du lock-out de 2010. Pour sa défense, Jean-Marc Fournier n’a rien trouvé de mieux que d’accuser PKP de se livrer à une stratégie d’intimidation, à une attaque brutale contre l’institution du jurisconsulte.(!)


Barrette: erreur de date dans sa loi 10 (mars) 

Les 6000 cadres du réseau de la santé sont mis au ballottage le 31 mars, mais le règlement qui prévoit de ramener leurs indemnités de départ de 24 à 12 mois n’entre en vigueur que le lendemain, soit le 1er avril. Un projet de loi mal ficelé, rédigé sur un coin de table, adopté dans la précipitation, sous bâillon, dit le PQ. Gaétan Barrette devra corriger le tir par décret.

 

Barrette caquette en Chambre (mars)

Alors qu’Agnès Maltais intervenait au sujet d’une motion sur le droit à l’avortement, Gaétan Barrette s’est mis à faire des bruits de poule. Le ministre a nié ce fait, affirmant qu’il disait plutôt parle-parle-parle. Une source indépendante affirme avoir entendu un caquètement «semblable à un perroquet», une autre, pa-pote-pa-po-te. Quoi qu’il en soit, cela témoigne du manque de respect de Barrette et de sa grossièreté habituelle, déplore Maltais.

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16 cadres de la DPJ limogés par erreur (avril)

Le ministère de Gaétan Barrette a congédié 16 directeurs de la DPJ pour les réembaucher le lendemain. Pour camoufler cette bavure, la ministre Lucie Charlebois dit qu’ils ont été limogés temporairement, le temps qu’ils soient reconfirmés par leurs conseils d’administration… le lendemain?! Selon Lisée, ce cafouillage illustre le niveau d’improvisation dans lequel le projet de loi 10 a été conçu et adopté.


Le ministre de l’Éducation sur les étudiants en grève “qui exagèrent” (avril)

Suite aux manifestations des étudiants contre l’austérité du gouvernement Couillard, François Blais a suggéré aux recteurs des universités d’expulser 2 ou 3 étudiants par jour en guise de sanction. Suite au tollé que ses propos ont soulevé, il a cherché à atténuer ses propos.

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mars 7, 2015 - Posted by | Actualité

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