CE QUE J'EN PENSE

Danielle Drouin

Le PQ et les derniers sondages

En réfléchissant à la baisse des intentions de vote pour le Parti québécois dans les derniers sondages, je n’arrivais pas à trouver une logique à cette tendance.

Je repassais dans ma tête la dernière session parlementaire et  me disais que le PQ avait pourtant  accompli un travail remarquable pour défendre les intérêts des Québécois.  Des dénonciations des politiques abominables des libéraux, à l’Assemblée nationale comme en points de presse, des propositions pour éviter le pire aux Québécois, des projets déposés, de la visibilité à travers la province, il y en a eu abondamment. Et le PQ a même plusieurs réussites à son actif, ayant fait reculer Couillard sur bien des points.

Quant à son équipe, nous pouvons affirmer, au-delà de la partisanerie,  qu’elle est solide et la meilleure de tous les partis. Alors, quoi? Son chef? Pourtant, on le voit se démener, combattre sans répit, être partout, alors je ne pense pas que l’on puisse l’accuser d’inertie. On lui a reproché (et on continue à tort de le faire) ses changements de position. Vrai qu’il y en a eu quelques-uns, mais depuis un bon bout de temps, Lisée s’en tient à des positions parfaitement définies et à un programme bien établi pour faire avancer le Québec. Et il parle d’indépendance plus qu’aucun autre chef ne l’a fait depuis de nombreuses années.   Oups! C’est devant cette constatation qu’une petite lumière s’est allumée. Et s’il se situait exactement là, le problème?

 Se pourrait-il que la population qui répond aux sondages ne voit  que l’indépendance et, plus que jamais, cet épouvantail de référendum dans les intentions du PQ? Cette population qui ne lit pas tout et qui entend Lisée ou l’un de ses députés répéter à la télé que  « si on était indépendant, on n’aurait pas tel ou tel problème venant d’Ottawa », « quand nous serons indépendant… », etc.  ne retient-elle que cela? Les plus ou moins politisés, les analphabètes politiques se rappellent-ils ou ont-ils bien saisi le plan de Lisée de gouverner dans un premier mandat et de procéder à l’indépendance que lors d’un deuxième mandat? Peut-être pas. Peut-être pas tous.

 

J’en suis donc arrivée à cette impression très nette que les 67% des électeurs qui refusent l’indépendance   sont plus que jamais méfiants envers le PQ et c’est pourquoi ils le rejettent comme prochain gouvernement. Je peux me tromper, mais c’est que j’en pense.

juin 22, 2017 Posted by | Actualité | Laisser un commentaire